dimanche 28 février 2010


Et voici le show room. Du moins, ou il en est en ce moment. Comme vous le voyez, les premières solives sont posées. Il en manque. C'est normal. Je suis en attente de bois. En effet, le ministère aurait quelques soucis en ce moment concernant le vol dans la forêt. Donc attente forcée pour l'instant. Mais gardons le sourire, je suis sûr qu'une solution va vite être trouvée.

Pour vous montrer qui sont ces fameux élèves, en plein travail...

Puis ceci est le salon que nous avons depuis peu à l'étage, dans l'école, entre les dortoirs des élèves, et notre appartement. Cet endroit a vite été adopté pour tout le monde.

Voici un des lits qu'ils font pour un autre centre de ESK, le centre CCPSO. Centre dans lequel j'ai travaillé en novembre et décembre, ou il y avait quelques travaux de maconnerie, et de couverture à faire.

Voici les élèves en plein travail. En ce moment, ils font près de 52 pieds de moustiquaires, d'une part pour des commandes, d'autre part, pour en avoir de côté, car c'est un travail répétitif, à la chaîne.

dimanche 21 février 2010


Une de nos petites scéances jonglage.

Petite après-midi pêche...

Au moins, ici, les gens du pays n'ont pas peur. Elle doit avoir à peine 12 ans, un bébé de 4 mois dans les bras, sans casque ni rien, et en route pour une quinzaine de minutes, jusqu'au point de départ, dans les rues de Phnom Penh qui commencent tout juste à se désengorgé.

Voila le fameuse soirée ou le repas a été offert aux enfants des rues.

lundi 15 février 2010

Bonjour à tous

3 semaines se sont écoulées. 3 semaines ou mes parents ont fait la visite du Cambodge. Le Nord, en passant pas Siem Reap, puis le Sud, Kep et Kampot (ou le poivre est reconnu mondialement). Sans oublier les visites de Phnom, tel que le palais royal, la pagode d’argent, orphelinats, association (PSE). Et bien sur, un petit tour du cote de notre chez nous, a Kompong Speu.
3 semaines de vacances pour ma part.
Ils sont ravis de ce voyage. De voir tellement de choses en si peu de temps. Un jour nous suivons les sentier touristique, ou l’argent prime avant tout, et lendemain, avec quelques amis d’ici, nous offrons le repas à des enfants des rues. Pour ma part aussi ces visites m’ont fait ouvrir encore plus les yeux sur pas mal de choses.
Jusqu’à présent, je ne m’étais pas vraiment aperçu de la pauvreté du pays, comme on l’entend si souvent. A force de rester à Kompong Speu, dans notre école ou nous sommes plutôt bien logis, et de voir nos amis a Phnom Penh, qui ont aussi un train de vie occidentale à la khmère.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette fameuse soirée ou nous sommes allés le long du quai Sisowath (la ru de Phnom Penh touristique par excellence). Avec une amie khmère qui parle très bien français, nous avons pris sur nos motos et dans des touc-toucs, des enfants des rues qui passent leurs journées à mendier auprès des touristes assis à leurs tables de restaurant pour pouvoir manger à peu près a leur faim. Nous les avons donc pris avec nous, direction marché Orussey. Lieu khmère ou nous pouvons avoir de très bon plats (riz sauté avec du bœuf par exemple), pour un dollars en moyenne. Il a été frappant de les voir s’asseoir a ces tables en fer, bordant une des rues les plus bondées de Phnom Penh, et d’attendre que nous leur donnions des assiettes. Ensuite sont venus des personnes d’un autre âge. Des personnes âgées plus particulièrement, qui, elles, mendient dans ce marché. Pas de l’argent, non, mais de la nourriture. Ces personnes marchent avec un sachet a la main, sachet qui a, bien entendu, un nombre de jours je pense assez conséquent, et elles mendient comme ca, tout les jours, sans relâche. C’est ce que l’on peut appeler de la survie.
Les voir s’asseoir a ces tables, les larmes aux yeux, nous remerciant du fond du cœur. Vraiment, ce fut un moment très fort.
Mais la claque dans la figure ne se trouve pas là.
Le lendemain, je suis retourné sur les Quai Sisowath, pour manger dans un restaurant avec mes parents. Nous nous asseyons en terrasse, je tourne la tête, et je vois une gamine qui me sourie. Je lui rends son sourire sans grande conviction, en me demandant ou j’avais pu la rencontrer. Et là, prise de conscience. Cette fillette était celle qui était avec moi sur ma moto la veille, un bébé de 4 mois dans les bras, et avec qui j’ai beaucoup rigolé sur le chemin en faisant l’imbécile. Je me retourne directement pour la revoir, lui rendre un sourire plus grand que le précédent, mais elle a la tête tournée dans une autre direction, et finalement, part avec d’autres filles de son âge, se rendant compte qu’à ce restaurant, elles ne pourront rien avoir.
Et la je me dis. Ce fameux soir ou nous avons emmené ces gamins manger à leur faim, au final, était-ce nécessaire ? Ne leur a-t-on, au final, pas donner un rêve inaccessible ? Cette fille avec qui j’ai si bien rigolé sur la moto, et que je n’ai pas réussi à reconnaître le lendemain. Ne lui ai-je pas fait quelque part mal. Je n’en sais rien.
Il est vrai que d’un autre côté, il faut aussi être conscient que ces enfants savaient sûrement que ce n’était qu’éphémère. Qu’ils ne devaient pas se faire d’illusion sur de potentiels « blancs » qui viendraient les sortir de la misère.
Mais quand même, voir ces visages qui s’éclairent quand ils apprennent qu’ils vont manger. Juste manger. Cette vieille dame qui pleure toute les larmes de son corps en racontant qu’elle se fait frapper par son mari, tenant dans sa main droite un glaçon, sur le bleue énorme qu’elle a sur la joue droite. Cet homme, stoïque, ou aucune émotion ne passe, si ce n’est de la tristesse, de la fatigue, de la profonde fatigue.
Au final, que puis-je en retirer ? Pas grand chose, si ce n’est que la prochaine fois que nous referons une soirée comme celle là, nous veillerons à faire manger encore plus de personnes, en espérant que dans un futur le plus proche possible, ce gouvernement si corrompu reconnaisse enfin les personnes vivant dans son propre pays, et face tout ce qu’il peut pour leur offrir le minimum pour vivre.

En relisant ces quelques lignes, je me dis « Arrête un peu d’écrire que des choses tristes, ou du moins, pas gaie. Parle d’autre chose ». Et c’est vrai. Le dernier texte raconte la médecine d’ici qui n’est pas rose, ce texte la pauvreté. Mais rassurez-vous, il y a heureusement pleins de belles choses a raconter.
Par exemple, je vais vous raconter notre week-end du 17 janvier, cela pourra en faire sourire quelques uns :
Le weekend se termine, et nous venons de quitter Elodie, Valentine et Guillaume pour qu’ils puissent retourner à Phnom Penh. Avec Mélanie et Ludovic, nous avons passé ces deux derniers jours à Kompong Speu, dans notre chez nous, dans notre maison de campagne. Cela fait vraiment du bien d’avoir passé un weekend comme celui-ci. Et je n’écris pas ça juste pour parler de moi, mais au nom de tous les autres.
Ludovic est partit sur PP vendredi soir pour aller faire des achats, et est revenu le lendemain accompagné des 4 autres compères. Au programme, confection de confitures, fête le soir dans un village voisin (ils fêtent la fin de la récolte), ballade en moto dans les environs, films, détentes, repos, calme… Et bien ce fut réussi. Après avoir passé la journée du samedi après midi à travailler à l’atelier, éplucher toutes sortes de fruits (bananes, lychees, mangues, etc…), nous avons mis le tout dans le mixeur pour les faire cuire le lendemain. Ludovic et Mélanie avaient déjà fait de la confiture de banane auparavant. Elles ont eu tellement de succès, que nous avons fait rebelote, en agrandissant le panel de fruit.
Puis le soir arrive. Nous devions arriver chez Som-On, un de nos professeurs, à 18h chez lui, nous y sommes allé pour 19h30. Pas de commentaires.
Arrivés chez lui, tout est plutôt sombre, pas de musique. Som-On et Sokhom (un de nos autres professeur), nous accueillent, plutôt bien attaqués par l’alcool, à bras ouverts. S’ensuit les boissons, la nourriture, puis, une bonne heure plus tard, de la musique se fait entendre dans les environs. Nous demandons à Som-On à quel moment nous irons danser, sa réponse « Après ». Bref, il ne comprend pas grand-chose, mais ce qui est sûr, c’est que nous allons passé une bonne soirée.
Donc, nous nous battons avec nos bières. Tout d’un coup, Som-On se lève, nous dit dans un khmère presque incompréhensible, « C’est l’heure », ou quelque chose dans le genre.
Et la, nous y allons, pleins de bonnes volontés.
En arrivant, quelle ne fut pas notre surprise de voir la « salle » de danse. En réalité la place centrale du village, en terre battue, d’un coté, 8 enceinte énormes (pas du tout aux normes européennes), a 5m de ces enceintes, un poteau avec un néon accroché dessus, et pleins de jeunes qui dansent, ou plutôt qui marchent autour de ce poteaux en faisant une espèce de chorégraphie khmère avec les mains. Et ils tournent, tournent, sans se lasse. Derrière se trouvent les parents, les grands-parents, qui assistent au spectacle.
Et là, tous les regards se tournent vers nous. En effet, c’était bien la première fois qu’ils voyaient du blanc arriver dans un fête comme la leur. Nous sommes accueillis avec des sourires, certains francs, certains timides, mais surtout avec une grande curiosité.
Ni une ni deux, nous nous mettons dans la ronde, avec la musique a fond à se faire exploser les tympans, et nous dansons comme eux. Som-On et Sokhom, heureux de montrer aux villageois que nous sommes avec eux deux, ne s’en privent de le dire (du moins, c’est ce que j’en ai déduis).
En moyenne, 5 chansons, khmère ou américaine, puis retour a la maison de Som-On pour boire encore quelques bières, puis retour à la fête, pour revenir a la maison, etc…, etc… Autant dire que la soirée fut très bien arrosée, et très joyeuses.
C’est marrant de voir toutes ces personnes habillé sur leurs 31, surtout les garçons, avec leurs chemises flashy, aux couleurs kitch. Cela me fait beaucoup penser aux fêtes de villages que nous connaissons en France, avec quelques différences culturelles.
La soirée se termine bien. Nous rentrons finalement à la maison tôt dans la matinée. Seul Ludo, Valentine et Elodie restent pour faire la fin de soirée. Moment, ou le chef du village est allé les voir pour les remercier d’être venu.
Puis le lendemain, grasse matinée oblige. Nous nous levons difficilement vers 11h, la tête encore dans les nuages. Après avoir mangé, nous décidons de faire un petit tour en moto. Une heure seulement. Il ne faut pas trop abusé, la tête fait encore mal par moment…
Donc voilà une autre facette du Cambodge plus joyeuse. Une autre partie de notre vie ici.
Il me reste encore 3 mois. Pour Ludo, encore quelques mois, il ne sait pas encore combien exactement. Bref, nous allons profiter encore un maximum du temps qui nous ai donné ici, pour pouvoir revenir avec le maximum de souvenirs, et surtout vous raconter notre vie ici, dans son meilleur ensemble.
Je vous laisse. Je vous souhaite à tous et a toute une bonne journée, bonne semaine bon tout, bonne année pour les chinois, car depuis hier nous sommes rentré dans l’année du tigre blancs. Une bonne année en perspective (d’ailleurs Ludo et moi sommes de l’année du Tigre, 1986)
A très bientôt