lundi 28 décembre 2009


Notre guide et une partie de ses enfants.

Cette éléphante répond au doux nom de Nancya. A peine âgée de 50 ans, cette demoiselle aime deux choses. Manger et ne pas marcher. En effet, tout les deux mètres, elle trouve moyen de trouver un arbuste appétissant, et il faut vraiment insister pour qu’elle accepte de le laisser, avant d’en trouver un autre.

Au réveil. Nous sortons de l’abri, et voici ce que nous découvrons.

Le guide en train de nous concocter un bon petit repas…

Et voici le refuge où nous avons dormis.

Cascade ou nous nous reposons et ou nous nous baignons. On ne dirait pas, mais la hauteur de la chute atteint les 20 mètres facilement.

Mélanie qui traverse une des nombreuses rivières, aidée par le guide pour ne pas tomber. En effet, le fond de l’eau est truffé de pierres qui peuvent nous faire perdre l’équilibre à tout moment.

Enfant du village Pnoum. Pour eux, c’est l’hiver. Le bonnet et la doudoune sont donc de rigueur.
Bonjour bonjour,

Noël vient de se terminer. Peut être que certains d’entre vous ont encore des repas de Noël, des crises de foie en perspective, des kilos à perdre dans les mois qui viennent. Et aussi des moments en famille ou amis, des fous rires avec le cousin ou la tante que vous n’avez pas vu depuis longtemps. Qui sais…
Nous avons fêté Noël dans le Mondolkiri. Paysage somptueux, températures froide (si si, c’est vrai, ca fait bizarre de devoir mettre un pull alors qu’il ne fait que 15 degré). Néanmoins, cette fraîcheur nous a fait du bien. Comme dit, ca rafraîchit les idées.
Nous sommes arrivés Dimanche soir dernier à Sen Monorom. Ville la plus importante de cette région. Direction le « Nature Lodge ». Sorte de Guest House formée de petits chalets en bois, douches à ciel ouvert, et nature tout autour de nous. Comme animaux de compagnie, je demande des vaches, des chiens, des chats, des chevaux, des oies,… Bref, une vraie petite ferme dans un lieu absolument magnifique.
Au programme de lundi, larvage… En effet, nous avons bien dormi, avec une vraie couette (enfin !!!), puis nous sommes allés nous balader dans Sen Monorom pour voir à quoi cela ressemble. Au détour d’un coin de rue, nous apercevons un établissement avec marqué « Tour Opérateur ». Nous y prenons un café, et discutons avec le gérant pour qu’il puisse nous concocter un petit programme bien sympa dans la forêt. Au menu, premier jour marche a pied, pour une vingtaine de kilomètre, dodo dans un refuge, avec hamac et moustiquaire, puis le lendemain, balade en éléphant. Ravi, nous acceptons. Il est important de préciser que la discussion s’est faite en Khmer. Ludo et Mélanie discutaient, et nous traduisaient (à Elodie et moi). En partant, nous leurs prenons deux motos à louer pour aller se promener le lendemain dans les environs.
Le soir arrive, nous faisons la connaissance de Noellie, qui travaille sur la langue des minorités du coin, et qui restera avec nous jusqu’au lendemain soir.
Mardi matin, Ludo, Mélanie, Elodie et Noellie partent en virée. Pour ma part, je préfère rester au Nature Lodge, et me reposer tranquillement, faire mon petit programme comme je l’entends.
Nous nous retrouvons le soir pour aller manger dans un restaurant, le « Bananas ». La gérante, Tania, d’origine, euh…, du nord de l’Europe il me semble, habite une petite maison khmère. Elle s’est installée dans cette ville depuis deux ans. Et depuis deux ans, elle reçoit des clients, à l’intérieur de sa maison, leurs fait à manger (au menu : coq au vin, accompagné de son petit vin rouge cubis, puis un petit plat végétarien dont j’ai oublié le nom). La nourriture est excellente, et nous repartons le ventre pleins, dans la nuit noire, vers notre petit chalet douillet, à une petite demi-heure de marche.
Le lendemain matin nous quittons le « Nature Lodge », en leur disant bien que nous voulons réserver le chalet dans lequel nous avons dormi les deux nuits précédentes. Car il faut savoir que c’est le seul de 4 places, avec petit salon, vu sur la nature, bref, le petit palace du coin. Le jeune nous confirme que c’est bon, et nous partons vers le point de rendez-vous.
Après une dizaine de minutes de motos, nous arrivons dans un village composé de Pnoum (pardon pour l’orthographe, je n’en suis pas sur). Les pnoums sont une des minorités ethniques du Cambodge. Notre guide, un père de 5 enfants, âgé de 28 ans, nous emmène donc en randonnée.
Il nous apprend qu’il s’est marié il y a 9 ans, sa femme à l’époque âgée de 11 ans, et ont eu leur première fille dès le début de leur vie à deux. Quand nous voyons sa femme maintenant, âgée de 20 ans, nous avons plutôt l’impression de voir une femme de 30 ans. Mais notre guide nous dit que c’est normal chez eux. Si la famille et si le ou la jeune en question est d’accord de se marier, alors qu’importe l’âge. Mais il nous dit quand même que pour l’instant, il serait contre que sa fille se marie aussi à 11 ans.
Bref, nous traversons des paysages magnifiques, nous nous baignons plus d’une fois dans des cascade énorme, et le soir, au bout de huit heure de marche environs, nous arrivons dans notre refuge tant attendu par nos pieds endoloris. Après une petite douche dans la rivière d’à côté (température de l’eau : froide…), nous regardons notre guide préparer à manger. Franchement, en voyant comment il fait, et comment il s’est comporté toute la journée, nous pouvons franchement croire que les producteurs de Mac Giver se sont inspirés des cambodgien…
Après un dîner des plus raffinés (manioc, riz, porc avec légumes plus une espèce de salade avec du rotin et 5 piments différents que nous n’aimons pas spécialement), il nous fait goûter la spécialité du pays : l’alcool de riz. Le premier verre passe très bien, le second un peu moins, puis les autres sont bus juste pour lui faire plaisir. Bref, c’est avec une légère euphorie et une grande fatigue que nous nous endormons dans les bras de Morphée.
Lendemain matin au réveil, première question : « Qui a bien dormi ? ». Réponse : Personne. Sauf Mélanie. Nous nous levons donc avec la tête en vrac, et voyons avec surprise que le guide est déjà debout, et qu’un éléphant nous attends. En réalité, il s’est levé plus tôt pour aller le chercher dans la forêt.
Après avoir rangé nos affaires, nous marchons donc vers le village ou nous prendrons le petit déjeuner, pour ensuite partir à dos d’éléphant.
Nous avons le plaisir de manger dans la maison de notre guide, en compagnie de sa famille. Des gens très gentils, très accueillants.
Après une petite heure de discussion, nous voyons un deuxième éléphant arriver, nous montons sur leurs dos, et nous partons.
S’ensuit une balade de deux heures environs. Les guides ne tardent pas à nous donner les rênes, et nous pouvons donc conduire ces petits mammifères à tour de rôle.
A midi, nous nous arrêtons au bord d’une rivière. Les deux guides emmènent leurs éléphant dans un champ de bambou (ou plutôt une forêt) à côté, et nous rejoignent pour se baigner. L’eau, froide au premier abord, se révèle très bonne.
Puis un des guides se met à pêcher. Il attrape de poissons que nous mangerons par après, accompagné de riz, et de viande. Après le repas, nous partons avec Ludo, les deux guides et moi, chercher les pachydermes dans la forêt de bambous. Après quelques dizaines de minutes, nous les trouvons enfin. Au programme maintenant, douche. Nous nous dirigeons vers la rivière, et là, les éléphants se couchent dedans, avec la trompe qui sort de l’eau pour respirer, et nous les frottons, les éclaboussons. C’est donc avec bonheur que nous passons la journée du 24 décembre à laver des éléphants dans une eau plutôt bonne, entourés d’un paysage magnifique. Bref, un moment presque magique.
Mais la magie ne dure qu’un temps, et nous devons déjà repartir. L’heure avance, et nous devons être rentrés avant la nuit.
Après avoir grandement remercié nos guides, nous prenons la route du retour pour revenir au « Nature Lodge » afin de fêter Noël entre nous. Et là, surprise, le chalet que nous avions réservé n’est pas libre. Le jeune, désolé de voir les têtes que nous faisons, trouve à dire « mais il est peut être temps de vous séparer ». Délicate attention à notre égard. Nous devons donc prendre deux petits chalets. Mais la déception ne dure pas, et bien vite, nous ouvrons un pot de foie gras que Mélanie a ramené, accompagné d’un petit vin blanc acheté pour l’occasion. S’ensuit un bon petit repas de Noël (riz sauté pour Ludo et Mélanie, hamburger frites pour Elodie et moi). Puis le moment des cadeaux.
Malgré tout cela, nous ne tardons pas à nous coucher. Les deux jours nous ont bien fatigués.
Le lendemain matin, je suis reparti de Sen Monorom en bus pour rejoindre Phnom Penh, car le travail du show room va commencer dans les jours qui suivent. Elodie quitte Ludo et Mélanie se weekend pour se diriger vers le Ratanakiri. Afin de visiter cette région du Cambodge. En effet, elle n’a pas trop la possibilité de prendre des vacances, et veut donc profiter au maximum des ses deux semaines de libres.
Et voilà, nous sommes Dimanche soir. Je suis de retour à Kompong Speu. Tout est quasiment prêt pour le début du chantier. Pour l’instant, je n’ai pas eu de nouvelles de Ludo, Mélanie et Elodie. Nous verrons bien à leur retour.
Voici pour les dernières petites nouvelles d’ici. Nous avons chacun eu une approche différente de Noël, chacun à notre façon, a notre rythme.
Dans tout les cas, je vous souhaite de très bonnes fêtes, ainsi que tout ce qu’on doit souhaiter dans ces cas-là.
C’est avec une musique de Bon Iver, et des moustiques qui commencent à m’attaquer que je vous souhaite une bonne journée, de bonnes vacances, et comme dit, tout mes vœux pour la nouvelle année.
A très bientôt

mardi 1 décembre 2009


Et cette photo juste pour la forme. Pour vous dire qu’on pense à vous à l’autre bout du monde.

Voici Ludivine à l’association Taramana, qui donne un cours de français à une petite du nom de Chetra.

Et voici le type de bêtes que nous pouvions voir pendant la visite du temple. Celui-ci, imperturbable, est occupé à manger des grains de je ne sais quoi. Par contre, impossible de les toucher.

Toujours a Battambang, pendant la visite d’une pagode, Mélanie qui se perd dans les bâtiments.

Le week end dernier, nous sommes partis a Battambang avec Mélanie et Yannick (un ami de Mélanie). Voici nos têtes après avoir roulé pendant une heure environs, de nuit, sur une route de terre rouge, avec comme compagnie, la poussière aveuglante des camions qui nous doublaient. En France, on a les moustiques dans les dents, ici, c’est de la terre. Au choix, je prends les moustique…
Bonjour, bonjour

Ici il est 7h15 du matin, la journée a commencée il y a deux heures maintenant (préparation physique au semi-marathon de Siem Reap oblige), et dans un quart d’heure, cette dernière continue par un cours de piano (mon premier !). On verra ce que ça va donner.
Je profite de ces quelques minutes pour vous raconter brièvement les derniers événements d’ici. Une masse de travail nous est tombé dessus. Ce qui fait que nous avons très peu de temps pour nous. Ludo et Clémence sont à l’école. Beaucoup de travail à faire. A leur mission s’ajoute la venue de l’électricité, le bois offert par le ministère (j’expliquerai plus bas), ainsi que les differentes choses de la vie de tous les jours. Pour ma part, je navigue entre Phnom Penh et Kompong Speu. En effet, ESK, l’asso par laquelle nous sommes partis, a un orphelinat dans Phnom Penh. Hors, quelques travaux devaient être fait pour la remettre sur pied. Je m’y suis donc attelé avec l’aide de Dominique, membre de l’asso, et François, ami de Dominique, artiste peintre. Le chantier à débuter il y a une dizaine de jours, et devrait se finir d’ici la semaine prochaine.
Tout d’abord, l’école a Kompong Speu va bien. Les élèves ont bien pris leur rythme, l’école tourne, ca y est, tout le monde commence a bien prendre ses marques. Pierre, le copain de Clémence est là depuis 2-3 semaines, et repart en France la semaine prochaine. Ils vont très souvent dans des temples bouddhistes pour méditer. Ludo se plaît de plus en plus à la campagne, il aime enormement parler avec les gens du coin. Il se débrouille très bien maintenant en Khmer. Ce week end, il est invité dans la famille d’une dame, Anso, qui habite le bout de la rue, et qui tient une petite échoppe, chez qui il va souvent le soir pour donner des cours d’anglais à sa fille. Cette vie lui plait, et il en est très content.
Le bois du ministère est en fait du bois offert par le ministère des forets. Il y a un mois environs, un des professeurs, et deux élèves ont suivis pendant deux semaines un séminaire sur le thème du bois à Phnom Penh. Le professeur a aussi dû faire un exposé sur le métier de menuisier. Le ministère, se montrant très intéressé par l’école, a décidé de nous offrir le bois que nous avons besoin pour l’école et pour le show room, pour cette année, et durant les années suivantes. Nous avons donc du bois gratuit, qu’il ne manque plus qu’à scier aux dimensions souhaitées. Cela fait une économie non négligeable. Ce dernier a commencé à arriver la semaine dernière, et une grosse partie va encore venir dans les semaines qui viennent.
Noël approche à grands pas. Chez nous, nous le sentons par le froid qui commence à s’installer entre 20 et 25 degrés. On commence a mettre des T-shirt manches longues et dormir avec un drap sur soi…). Nous pensons pour Noël, partir dans le coin du Mondolkiri. Mais comme dit, tout se fait au jour le jour ici, nous y penserons sérieusement la veille de partir.

Donc voilà pour les petites nouvelles d’ici. Juste une petite rectification par rapport au message précédent, Clémence n’a pas eu une méningite, mais une angine. Pardon de cette erreur.

Dans tout les cas, nous espérons que vous allez tous bien, que tout va pour le mieux. Si jamais il n’y a plus de nouvelles d’ici Noël, nous vous souhaitons à tous de très bonnes fêtes. Une bonne buche, on va essayer de notre côté d’avoir une buche au riz. Pas facile à trouver…
A très bientôt

vendredi 13 novembre 2009

Bonjour à tous,

Voici quelques temps que ce blog n’a pas été renouvelé. Je vous présente mes excuses. Mais comme dit à chaque fois, tout va tellement vite ici, qu’on a à peine le temps de dire ouf, qu’un nouvel événement arrive.
En ce moment, nous sommes en vacances, du moins, en vacances officielle pour nous trois. Ludo et Clémence ont décidé de passer le weekend à la maison, en compagnie de Mélanie, une fille orthophoniste que nous avons rencontré il y a quelques temps sur Phnom Penh. Ils sont arrivés Dimanche soir dans la capitale, et depuis, vivent tranquillement leurs vacances au gré des jours.
Pour ma part, je suis arrivé sur Phnom Penh fin de semaine dernière. Avec une autre fille, Ludivine que nous avons rencontré il y a aussi quelques temps, nous avons décidé de partir dormir dans un temple, loin de la ville, du bruit, bref, au calme, en terrain presque inconnu (Ludo et moi y étaient déjà allé en août avec le groupe de pote médecins que nous nous étions fait pendant l’été. D’ailleurs si vous nous lisez, nous espérons que vous allez tous bien. Pardon de ne pas vous envoyer un mail à chacun. Mais comme dit, c’est plus pratique d’envoyer des nouvelles par le blog). Et sur un coup de tête, nous avons décidé de partir pour l’île aux lapins de Samedi à Lundi.
Vendredi soir au plus tard, nous nous retrouvons tous à l’école, profs et élèves compris, car avec Mme You, nous avons décidé de leur offrir un weekend end à la mer, à Sihanoukville. De quoi créé des liens, se détendre, apprendre à se connaître différemment, et surtout, profiter.
Les deux dernières semaines Kénory et Christian étaient présents au Cambodge. Ils sont venus par deux fois à l’école, et à chaque fois, de grosses discutions sur pas mal de projet, autant du point de vue de l’école, que des futur chantiers à réaliser. Mon bâtiment pourrait commencer d’ici un mois. Un grand ouf, je commence enfin à voir le début de ce chantier. Du côté de l’école, Ludo, Clémence et Bunthi, notre directeur, ont organisé une visite du ministère des forêts. En effet, ce ministère est très intéressé par l’Ecole du bois, et à de grandes ambitions quand à l’avenir du métier du bois dans son pays. Samnang, un de nos professeur, et quelques élèves ont donc participer à deux semaines de séminaire à Phnom Penh. Samnang a d’ailleurs présenter en une après midi ce qu’est le métier de menuisier. Et toutes les personnes présentes à ce séminaire sont venus à l’école jeudi matin dernier pour voir les lieux. Beaucoup de travail, de soucis, pour au final, un résultat plutôt positif. Maintenant, attendons de voir ce que cela va donner dans les semaines à suivre.
A son arrivée, Clémence a très vite été malade. Une méningite assez méchante. Mais à force de garder le lit, et de prendre des médicaments, elle se sent beaucoup mieux, et peux maintenant reprendre un rythme de vie tout à fait normal.
Ce weekend a eu lieu la fête des eaux. C’est une grande fête organisé chaque année, avec comme point culminant la ville de Phnom Penh. Elle existe pour fêter la fin de la saison des pluies. Manque de pot, il a plu cette nuit… Beaucoup de monde, trop de monde. La ville a été désertée par les occidentaux, et les cambodgiens en ont pris totalement possession. Malgré la foule très dense, nous avons pu voir les bateaux du ministère (a ce qu’on m’a dit) sur le Tonlé Sap. De magnifique bateau, éclairé de partout, avec des figures en forme de fleur de lotus (par exemple). Beau à voir, mais il faut toujours s’attendre à quelque chose d’assez kitch. Néanmoins, depuis 4 mois et demi que nous vivons ici, nous avons pris l’habitude de toute cette mode, et commençons à l’apprécier dans le contexte actuel.
En fait, pour être simple, je réutiliserais la phrase qu’un ami très cher m’a dit, je le laisse se reconnaître, qui disait, avec quelques variantes car je ne l’ai pas sous les yeux : « partir dans un pays étranger, c’est comme regarder un film d’Eric et Ramzy. On enlève son cerveaux, on le pose à côté de soit, et on emmagasine le plus possible, pour ne pas observer l’autre culture avec notre œil d’occidental». Vous avez compris ? Pas mal non ?

Bon aller zou, sur ce, je vous laisse, j’espère en tout cas que vous allez tous très bien.

A bientôt, et comme dirait monsieur Loyal dans le cirque Arlette Gruss : « Portez-vous bien ! »

lundi 19 octobre 2009


Et pour finir, une envolee de chauve souris, au crepuscule, dans la region de Battambang.




Et voici une petite serie de photo assez magnifique (je trouve) du Cambodge. Seul le cadrage et la luminosite ont ete change. Mais il y a une chose a savoir, c'est que les couleurs ici sont vraiment magnifique, et surtout, elles changent chaque jour.

Et voici Sokhom (assis a gauche) et Somuon (debout devant), deux des trois professeurs, et Bunty (assis a droite), notre directeur.
Comme vous pouvez le voir, ils sont jeunes. En effet, personne a l'ecole ne depasse 31 ans environs, ce qui cree une dynamique plutot interessante et importante.

Et nous voici chez Mme You en pleine reunion. Kenory, Christian et Clemence viennent d'arriver. Avec nous sont assis Mme Sorey, professeur de , et Bunty, notre directeur.

Clemence est tres bien arrivee a l'ecole, ou elle a commence a prendre ses marques.

Kenory et Christian sont venu hier a l'ecole, parler des differents projets. Ils sont plutot ils sont plutot content de l'avance actuelle, bien qu'il y ai encore beaucoup de travaux a prevoir pour bien asseoir la durabilite de l'ecole dans le temps. Mais chaque chose en son temps.

Et nous voici avec Melanie, Pierre, Iris (qui prends la photo), Romain, Ludo et moi sur l'ile aux lapins. Cela ne sert a rien de preciser que cette destination est l'une de nos preferee. Calme et detente sont toujours au programme, ce qui nous fait a chaque fois beaucoup de bien.

Voici les eleves et les profs reunis dans notre appartement, autour de notre table a manger qu'ils viennent de finir.

jeudi 8 octobre 2009

Dans quel monde vit-on:

Reportage sur TV5 Monde

Siem Reap, tout près du temple d’Angkor, splendeur de la culture Khmer et pôle touristique du Cambodge. Au bout de la rue, la frontière avec la Thaïlande. Cette proximité a fait exploser la prostitution dans la région. C’est de là que viennent la plupart des clients. C’est là qu’officient les trafiquants, issus de réseaux composés de trois ou quatre personnes dans lesquels on retrouve parfois des policiers ou des gendarmes cambodgiens. Ces fonctionnaires ont un certain pouvoir dans les villages et ils couvrent le trafic. Ils négocient leurs victimes, des enfants, entre 9 et 14 ans, souvent vendus par leurs parents. Le gouvernement cambodgien tente, tant bien que mal, de réagir pour lutter contre la prostitution et le trafic d’êtres humains par la création d’une unité de police spéciale. World Vision, l’Unicef et Terres des Hommes assistent la police cambodgienne à s’organiser.

Réalisation : Lourdes Picareta.

Le reportage annonce qu il y aurait environ 100 000 mineures au Cambodge qui se prostitueraient:
“La virginité est une valeur marchande; elles se vend entre 500 et 1000 dollars; ce sont souvent les familles qui la vendent à de riches clients chinois ou cambodgiens” Les filles ont entre 14 et 16 ans, et ces hommes cherchent de la chair fraiche. Déflorer une jeune fille est un signe de prosperité:
Il semble que la clientèle de ce genre d’etablissement est essentiellement asiatique
même si on a vu l'arrestation de pédophile americain, belge ou italien cette année, et le tourisme sexuel se deplacer de plus en plus de la thailande au cambodge,
Les maisons closes sont des etablissements qui accueillent le plus souvent des clients cambodgiens. Ce sont des endroits insalubres, qui bordent certaines rues de Siem Reap, loin du centre touristique.
Mais l’existence de ce type de prostitution facilite sans doute celui venu de l etranger; il existe deja un reseau dont les pedophiles etrangers vont pouvoir profiter.

Il faut aussi savoir que ce type de prostitution, au Cambodge, ne touche pas que la ville de Siem Reap, mais le pays entier.
Petite rectification:

Certaines personnes m'ont dit qu'ils/elles ne pouvaient pas mettre de message sur ce blog, n'étant pas membre. Après vérification, et deux trois petits changements dans les paramètres du blog, n'importe qui peut maintenant écrire sans avoir la peine de s'inscrire.

mercredi 7 octobre 2009


Deuxieme photo du site. Ici la végétation n'a pas encore tout recouvert. Neanmoins, cela reste fabuleux à voir.


Sinon je loge dans une Guest House tenue pas deux françaises très sympa, qui me donne pleins de tuyaux pour ne pas payer des choses inutiles sur le site d'Angkor, et avec qui je vais ce soir, avec une autre française et des cambodgiens dans un karaoké Khmer. Pour vous donner un aperçu de leurs musique, imaginez vous un gars qui chante une chanson d'amour du style "je t'aime, mais tu ne veux pas de moi, donne moi ton amour, je me sens seul, etc... etc..." et encore "tu m'as trompé, mon coeur est malade, les larmes de mes yeux coulent sur mes joues, etc... etc..." et pour finir "tu ne veux pas de moi car je suis trop pauvre, et que tu en aime un autre plus riche, etc... etc...". Ca promet d'être marrant.

Premiere photo des temples d'Angkor. Pas la peine de me demander le nom de ce temple, je n'en sais rien du tout. Je me suis baladé en solitaire, sans guide, allant au hasard sur les differentes routes du site.


Et cette photo juste pour vous montrer a quel point l'eau était belle, calme, sans remouds. On a presque du mal a voir ou est le haut et ou est le bas.

Cette photo a été prise dans un barrage construit par les Khmer Rouges. Aujourd'hui, il sert de plantation de lotus. N.B., le lotus est excellent a manger.

Petite histoire sur ce barrage. Plus de 10000 cambodgiens ont été jeté dedans sous l'occupation des Khmers Rouges. En effet, les camps de travaux forcés en tuaient plus d'un par jour, et donc leur corps était tout simplement et horriblement jeté dans l'eau.

Triste et affreuse histoire, mais importante à savoir quand on va visiter ce coin.
Voici quelques petites photos de mon periple a Battambang, puis quelques photos de mon premier jour a Siem Reap, dans les celebres temples d'Angkor.

samedi 3 octobre 2009

Bien le bonjour tout le monde

Ca y est, je suis partit de Kompong Speu il y a maintenant une bonne semaine. Avec une moto du style (la celebre serie sur m6 du temps de notre jeunesse), je navigue sur les routes, tel un oiseau solitaire, vauguant au gre des vents, des lacs et forets. Dormant a meme le sol, etc... etc...

En verite, j'ai loue une moto a Phnom Penh, et suis directement monte sur Battambang, dans le nord, ou je vis depuis Samedi dernier. J'ai eu l'occasion de rencontrer le seul guide franco-khmer du coin. Un francais d'origine cambodgienne qui vient d'ouvrir une maison d'hote dans cette ville. Il m'a donc fait decouvrir la region de Battambang, et m'a fait faire des choses que les autres guides ne font pas avec les touristes. Par exemple, piquer du riz. C'est assez difficile. Pas dans le geste, mais dans le sens de rester dans le meme position toute la journee. Neanmoins, c'est marrant de voir l'accueil des paysans, qui sont a la fois intrigues et etonnes de voir un blanc les aider.

Bref, en tout cas pour l'instant, je me plais vraiment bien ici. Ce soir, un feu d'artifice est prevu en ville, car ce week end c'est la fete. En effet, une course de bateau qui a lieu tout les ans est organise en ce moment meme, et du coup, cela cree beaucoup d'animation par ici. Je mettrai des photos une fois rentre a la maison.

Sinon, je pense prendre la route pour Siem Rep mardi matin. Siem Reap est l'endroit ou sont place les celebres temples d'Angkor. Ce qui est pratique en voyageant, c'est qu'on prends de bonnes adresses au fur et a mesure des differentes rencontres. Je sais donc deja ou je vais loger en arrivant la bas, les bons coin pas trop cher pour manger, ou passer une soiree sympa avec d'autres expat, etc...

Donc voila pour les petites nouvelles. J'en redonnerai je pense en fin de semaine.

Je vous souhaite a tous une bonne journee, bon week enf, et ma foi, a tres bientot

Etienne

lundi 21 septembre 2009

Bonjour a tous

Chez vous le temps passe. Les feuilles d’automne pointent le bout de leur nez, le chaud doit logiquement laisser place au doux froid d’automne. Dans quelques mois, les bonhommes de neige, les rhumes, grippes, rhumatisme vont arrives. Noel sous la neige, le doux vent glacial le matin pour aller au boulot, les soirees devant un bon film, un feu de cheminee dans le coin de la piece, un chocolat chaud dans les mains. Bref, les saisons passent.
Chez nous c’est un poil different. La temperatures va bientot baisser, et la pluie bientot cesser. Mais ceci ne nous empeche pas de continuer a vivre ici, dans ce qu’on appelle le pays du sourire.

La rentree s’est faite il y a un mois environs. Les eleves sont tres content. Ils ont eu le temps de faire 3 etablis, et sont en passe de finir un rangement de chaussure, une armoire et deux bancs. Selon leurs dire, ils sont tres content de voir leurs travaux fini. Ce qu’on appelle la satisfaction personnelle.

Bunthy, le nouveau directeur est arrive il y a deux semaines. Il est franco-khmer, et prends les rennes de l’ecole. Il se debrouille vraiment bien. Maintenant il y a cours de francais tout les soirs pendant une heure. C’est assez marrant de voir ca. Je mettrais une video sur le blog un jour prochain, quand ce charmant internet daignera aller un peu plus vite.

Sinon nous sommes partit ce week end avec Romain et Amory, deux potes que nous avons rencontre sur PP, a Kep, en louant des motos cross. Autant dire que les pistes ont ete un reel bonheur. Des trous remplis d’eau, allant a une profondeur de facile 70 cm ne nous faisait pas peur. Depuis, lorsque nous montons sur notre 125, nous avons vraiment l’impression d’avoir un jouet entre les mains, tellement elle est legere par rapport a la 250 que nous avons rouler pendant 3 jours.

La vie passe ici, et hormis quelques petits soucis a l’ecole (la pompe ne marche plus par exemple, bref, des problemes de la vie courante), nous continuons a travailler comme nous pouvons.

D’ici quelques jours, Etienne partira pendant quelques temps, du moins, jusqu’a mi octobre, date a laquelle Kenory, Christian et Clemence arrivent. Je pars faire la visite du pays seul. Je ne sais pas encore veritablement ou je vais aller, mais ce qui est sur, c’est que je vais y aller. Je vous donnerais des nouvelles de temps a autre.

Les mals de ventre vont mieux pour nous deux, les maladies aussi. Nous nous habituons petit a petit a la nourriture Khmer.

Et d’ailleurs, en parlant de nourrite Khmer, Sokhom, notre cuisiniere a vraiment une fille a mariee. En tout premier, elle a montre sa photo a Etienne, puis a Ludo, et nous avons tout les deux decline poliment son offre. Depuis, elle s’est mise a offrir des cadeaux. Pour l’instant, un pantalon-taille a Etienne, magnifique. On verra ce que cela voudra vraiment dire par la suite. C’est ca qui est difficile ici. C’est de savoir vraiment ce que pense les gens. On a beau appeller ce pays le pays du sourire, derriere leur sourire ce cache beaucoup de choses que nous avons enormement de mal a percevoir. Mais nous faisons avec, et cela marche plutot bien pour l’instant.

Mais bon, tout ca fait partie integrante du charme du pays. Au moins, a 10000km de la France, nous nous apercevons qu’il est plus facile de faire des rencontres. Du moins, de personne parlant francais ou anglais.

Donc voili voilou pour les petites nouvelles.

J’aimerais juste ajouter une petite chose. Pardon pour les innombrables fautes. Bien que je ne sois pas un expert en grammaire et orthographe, j’essaie de faire un maximum pour en faire le moins, mais il faut aussi ajouter le fait que les claviers ici sont des qwerty, et que les touches du clavier que j’utilise sont a moitiees effaces. Enfin, ce n’est pas une excuse, mais pour moi, ca me va…

Bonne journee a tous, il est 5h20 du matin chez vous, embrassez bien tout le monde, meme ceux qu’on ne connait pas, et a bientot.

vendredi 28 août 2009

Voici des éclairs comme on peu en voir assez souvent ici; La vidéo, prise par Cédric, est assez représentative de ce qu'on peut voir quotidennement, du moins, ces temps-ci.

Et voici Etienne et Tristan en train de voir si les tables de l'île aux Lapins flotte sur l'eau. Réponse: oui, mais seulement voilà, le bambou est très cassant dans l'eau de mer. Résultat, on se dépêche de vite la remettre sur le sable avant que je propriétaire ne nous voit...

Et nous voici sur l’île aux lapins… No comment…

Après de multiples péripéties durant cette semaine de voyage, nous sommes revenus à Phnom Penh, ou notre trip à 4 a pris fin. Dernier repas au marché, avec une bonne boisson bien fraîche, car il fait très chaud, et après cela, nous allons retrouver les autres pour aller a Kep, au sud de Phnom Penh, a environs 4h de route, pour aller sur l’île aux lapins.

Toujours dans le bambou train.

Après une virée a Battambang, nous retournons vers le Sud, en direction de Phnom Penh. A 200 Km de la capitale, nous nous arrêtons à Pursat pour y dormir (d’ailleurs, la Guest House ou nous dormions appartient à une femme assez âgée. Son fils, devenu transsexuel, ce qu’on appelle ici un « Lady-boy », avait comme lieu de rendez-vous avec les autres Lady-boy de la ville, la Guest House ou nous dormions. Ce fut assez marrant de manger dehors, devant la Guest House, et de commencer à discuter avec eux. Résultat, Sophie morte de rire, tandis que Ludo et Etienne un peu gêné par les avances très soft des différents Lady-boy. Mais ce fut une bonne soirée quand même).
Bref, tout ça pour revenir à la photo. Le lendemain nous avons pris le bambou train. Et voici à quoi il ressemble. Sur le nôtre, nous avons réussi à y mettre 4 motos, et au moins une quinzaine de personne.


Quelle magnifique photo je trouve. Pas étonnant que « coca cola » soit le deuxième mot le plus connu au monde après « OK »…

Nous voici à Kompong Chnang. Sur un bateau qui longe ce qu’on appelle les villages flottants. C’est-à-dire, des habitations sur l’eau, qui peuvent bouger, si elles ne sont pas attachées, au fil du courant. Le capitaine a accepté de nous prendre avec nos motos jusqu’à Pursat. Manque de pot, on s’est mal compris, et nous nous sommes retrouvés sur une île perdu, ou il n’y a rien, a par un petit village. Pas la possibilité de retourner sur la terre ferme, sauf avec un bateau hors de prix, nous déciderons donc de rester sur place et de dormir soit a la pagode, soir de se faire invité chez des habitants. La deuxième solution marche. Résultat, la police dors dans la maison ou nous dormons pour nous « protéger », les gens sont vraiment accueillants, bref, nous passons une bonne soirée a jouer aux cartes avec le père de famille et son fils.

Après s'être fait mouiller par une bonne pluie comme il y en a chez nous.

Au bord de la route, dans une rizière, par une chaleur écrasante.

Premier jour de nos vacances à Phnom Penh. Nous avons mangé dans le restaurant « Comme à la maison » (j’ai oublié de le préciser dans le texte précédent). Ma foi, très bonne soirée. En commençant par la droite : Charlotte, Ludo, Remi, Charlène, Charlotte, ne connait pas…, Tristan, Adrien, Alex, Sophie, Chantal, Etienne, Marie.

jeudi 13 août 2009

Bonjour a tous,

Le temps passe vite ici, nous avons peine a voir les jours passer, et la fin de nos vacances arrivent deja, et cela fait deja un mois que aucune nouvelle n'ont ete donne sur le blog.
Avant toute chose, j'aimerais juste vous demander d'etre patient avec les fautes d'orthographe, les claviers ici ne sont pas les memes qu'en France, et cela n'est donc pas forcement facile (pour les connaisseurs, c'est un clavier qwerty).

Alors ces vacances... Comme vous les savez, nous avons fait la rencontre de francais sur place, des jeunes etudiants en medecine, avec qui nous avons passe quelques soirees et week end au mois de juillet. A force de discussion, nous avons decider de partir avec eux sur les routes du Cambodge. Mais avant de vous expliquer ceci, je vais d'abord commencer du debut.

Nous sommes partis le vendredi 31 juillet pour Phnom Penh ou nous avons manger dans un restaurant qui s'appelle (et c'est vraiment comme a la maison...) pour l'anniversaire de Etienne. (Merci a tout le monde pour les mots laisser sur le net, ca fait vraiment plaisir). Puis nous avons passer le week end a la capitale, en faisant des courses, des soirees, et surtout, un massage ches des aveugles. C'etait... comment vous dire... absolument genial. Nous sommes ressortis tel deux morts vivants, le sourire au levres.

Le mercredi nous sommes partis en moto (location), et avec deux filles, Sophie et Charlotte, en direction de Battambang qui est, si mes souvenirs sont bons, a environs 400 kilometres de Phnom Penh. Nous avons fait la route en deux fois. La premiere nuit, nous avons dormi chez l'habitant, tres accueillant. Le lendemain nous avons file a Battambang pour y arriver avant le soir, pour voir un spectacle de cirque, dans une association cambodgienne. En chemin, nous decidons de faire un peu de piste, histoire de nous amuser un peu, et c'est la que la moto de Ludo decide de nous lacher. Nous sommes dans la campagne, mais tres vite, un atrouppement de Cambodgiens vient a notre rencontre pour nous aider. Resultat, pendant que 2 Cambodgiens s'occupe de reparer la moto avec les moyens du bord, nous sommes invites a manger et nous reposer chez une femme qui habite juste a cote. Au bout de 3h nous pouvons finalement partir, ils ont tous ete geniaux, et nous finissons la route en sachant que de toute facon, nous ne sommes pas en retard, et que nous verrons le cirque.
Le spectacle, assez moderne (melange de theatre et de numeros), etait vraiment bien, et malgre le fait que ce soit en khmer, nous avons compris l'essentiel tellement c'etait bien mimer.
Le lendemain, petites visites des alentours, puis direction pour Pursat, a environ 150 kilometres au sud, pour y dormir, pour pouvoir prendre le lendemain, le bambou train....

Mais qu'est-ce que le bambou train me direz vous. Et bien, pour essayer de vous explique, c'est une planche faite de bambou, d'environ 2m00 par 4m00, posee sur 4 roues en fer, qui roulent sur le seul reseau ferroviaire du pays. Un peux chaotique, quelque fois des derapages, des petite blessures, car nous nous prenons souvent les branches des arbres, mais assez marrant aussi. Nous avons reussi a y mettre par exemple 4 motos (dont 3 etaient a nous), et environs 10 personnes. Au bout d'une heure, nous descendons dans un village perdus, pour nous diriger en direction de cascade qui sont, selon le livre du Lonely Planet, tres belles. Un motodop nous y emment car la route est couverte de sable, beaucoup de derapages au programmes, quelques chutes, mais rien de grave. Et en effet, quand nous arrivons, c'est la classe. Je ne pourrais pas forcement vous la decrire, c'est assez difficile, mais en tout cas, apres quelques heures de routes, ca fait du bien de se baigner. Par chance, nous sommes surpris par la pluie qui tombe a verse, ce qui nous raffraichit encore plus. Mais le temps presse, et nous devons reprendre la route, sous la pluie pour rejoindre le prochain point de couchage, Kompong Chnang, a 150 km environs au nord de Phnom Penh. La route est difficile, mais ce fait facilement. Au bout d'un quart d'heure, la pluie cesse, donc cela nous facilite le trajet. Pendant pas mal de km, de la piste, en moto c'est vraiment sympa, puis la route goudronne de nuit, pour arriver, assez fatigue dans la premier Guest House que nous trouvons a Kompong Chnang. Petite soiree tranquille en perspective, pour nous allons rejoindre les bras de Morphee.

Dimanche 9 aout, reveil, si mes souvenirs sont bons, vers 8h, pour arriver a Phnom Penh, rejoindre tout les autres avant midi. Arrives sur place, nous retrouvons Alex, Tristan, Adrien, Yoann et Cedric. Nous faisons connaissances avec Yoann et Cedric que nous ne connaissons pas encore, et nous prenons la route pour Kep, a environs 150 km de Phnom au Sud. La route est mauvaise, beaucoup de circulation, donc il faut rester en permanence sur ses gardes. Malgre cela, ca n'a pas empeche Etienne de se perdre, et de faire, au final, la route tout seul, en se demandant ou sont passer tout les autres. Et vice et versa. La route passe, la nuit arrive, Pursat se fait entrevoir, et, comme par hasard, une demi heure apres que Etienne soir arrive, tous les autres arrivent aussi. En fait, nous avons fait la meme route, mais avec a peu pres 30 km de decalage.... Nous passons la nuit a Kep pour, le lendemain, aller sur l'íle au lapin.

Alors, l'ile au lapin s'apelle comme ca car, apparemment, vu de dessus, elle ressemble a un lapin. Et qu'y a-t-il dessus? Rien, a part des bungalows, le sable, la mer, les hamacs, les boissons et la nourriture. Nous devions y rester une nuit, nous sommes restes deux nuits au final. Seul hic, nous n'avions pas prevu assez de boissons pour les deux nuits. Nous avons apercus qu'il y avait un terrain de volley juste a cote de la ou nous dormions, et que les cambodgiens y jouent souvent. Le mardi nous faisons deux partis a un dollars (ils adorent parier de l'argent, autre exemple juste apres), une de gagne, une de perdue. Le mardi soir arrivent, et nous demandons gentiment au barman, avec qui nous avons sympathise, s'il peut nous faire un prix sur les bieres, si nous en prenons directement un pack de 24. Sa reponse est categorique : non. Pas de marchandage avec son business. Alors nous lui proposons quelque chose. De mettre ce pack en jeux. En effet, nous lui proposons de le jouer au Volley. Si nous perdons, nous lui payons, et si nous gagnons, il nous l'offre. Dans tout les cas, nous ne perdons rien, et ca nous fait rire. Apres quelques hesitations, il accepte de grand coeur, et la soiree peu demarree.

Le lendemain matin, apres avoir pris des pancake chocolat banane au bord de la plage deserte, le match commence. Tristan, qui fait des etudes de kine, nous masse (Cedric et Etienne), pour nous preparer physiquement, Adrien et Sophie s'occupent du mental, Yoann s'occupe de l'eau, bref, une mise en scene qui fait rire les Cambodgiens, et qui met direcement une bonne ambiance dans les deux camps. Le match est difficile, serre, mais au final, nous perdons avec bravour a un petit 11-15.
Petit tour dans la mer pour se raffraichir, et il est temps de payer et de partir pour aller a Kampot, a environs 30 km sur littoral pour y manger.
Nous y arrivons finalement, et quand nous pensions qu'il etait seulement 13h30, nous nous apercevons qu'il est 16h, que nous avons de la route a faire encore, et que la nuit tombe vite. Resultat? Nous attendons tranquillement notre plat, pour le deguster, puis petite baignade 5 minutes dans l'eau, avant de reprendre joyeusement les motos.

Nous arrivons a Sihanouk a la tombee de la nuit. Apres avoir negocier les chambres (absolument tout se negocie ici!), nous nous dirigeons vers la mer pour prendre un aperitif, manger un coup, se baigner, et bref, en profiter.

Jeudi 13 aout, nous nous levons tranquillement sur les coups de 11h pour la plupart (sauf Charlotte qui a le rythme du soleil et qui est au taquet des 6h), petit tour sur Internet, et nous nous disons que cela serait bien si vers 14h on pourraient prendre la route. 5h de motos nous attendent. Seulement voila, nous allons a la mer. Au final, nous mangeons, massage, epilations (pour mesdemoiselles, aucun garcon ne s'y est risque), et apres avoir bien profiter une derniere fois de ce sable chaud, nous partons en rigolant car en fait il est 16h passe.

Et au final, nous arrivons a Phnom Penh vers 21h30, fatigue, mais content d'etre a destination, et nous allons direcment manger dans un marche, pour apres, se reposer dans un bar, dont le nom est Hells where. Son principe? Propose coktail et piscine. C'est franchement dur les vacances. Nous retrouvons Chantal, Marie, qui etaient parties au Vietnam pendant dix jours, et Remy et Charlene, qui auraient dus etre avec nous pendant la semaine, mais ils ont faient une mauvaise chute en moto, donc le plus sage etait de rester sur Phnom Penh. Au final une bonne quizaine au bar, de quoi dire au revoir a ceux qui partent le lendemain.



Et voila nos petites vacances, pardon des fautes d'orthographe, des photos seront mises par apres, je n'ai pas la petite boite avec la cles USB pour les mettre.

Merci a Sophie, Chacha, Charlotte, Chantal, Marie, Charlene, Alex, Adrien, Tristan, Remy, Yoann, Cedric pour ces moments passe ensemble, et nous vous souhaitons a tous le meilleur pour l'annee qui arrive ( et pour les autres par la meme occasion ).

jeudi 16 juillet 2009


Et voici les trois formateurs qui sont avec nous durant le mois de Juillet. Somnang, Shom-Om et Sokhom. Les 3S comme on les appelles. Beaucoup de travail a faire pour combler leurs lacunes a l'atelier, mais ils se montrent motives. L'ambiance est detendu, joviale. Hier soir, nous avons joue avec Somnang et le gardien a la petanque dans la cour. Et durant les heures de travail, il n'est pas rare de faire un cours de Fancais-Khmer (Baraing-Kmae comme on dit ici) d'une duree moyenne de 1 heure.

Et voici nos deux collocatrices, deux jeunes femelles d’environs 2 mois (vu leurs petites tailles). Leurs noms? Tres simple: Casse-couille et casse-burne. Cela peut choquer, mais vu leur miaulement dechirant, hurlant a la mort, a chaque fois qu’elles ont faim (ou pas d’ailleurs), nous faisons preuve de grande patience. Cependant, c’est toujours bien sympa d’avoir deux petites boules de poils. Elles tiennent compagnie.

Mais non, c'est pas vrai.... Tout va bien ici!

Vous nous manquez...

jeudi 2 juillet 2009

Aujourd’hui, nous sommes le lundi 29 juin 2009, on est rentré depuis hier soir, et il a enfin plu cette après midi. Les jarres pour se laver sont de nouveau pleines, un peu de fraîcheur est revenu, bref, ça fait du bien. Par contre la pluie est assez impressionnante. Je ne mentirais pas en disant qu’avec le vent, elle tombe limite à l'horizontale. Pour cette fois, on ne s’est pas laver sous ce déluge, mais pourquoi pas la prochaine fois.
Le coup de soleil de Ludo assez méchant est traité à présent avec des huiles essentielles, on verra ce soir.
Sinon, la santé va bien, tout le monde va bien. Il y a tellement de choses à faire que nous avons du mal à voir le début. De juillet à août, les élèves seront en vacances, ce qui nous laissera le temps de nous organiser. On envisage de partir durant 2-3 semaines en août à la découverte du pays. Mais avant cela, nous devons bien travailler sur chacun de nos projets pour la rentrée.
Ludo doit voir tout les cours de menuiserie, et les faire traduire, du moins, ce qu’il peut, les personnes capables de traduire du vocabulaire professionnel ne sont pas forcément à côté, donc il faut de l’organisation.
Etienne commence à organiser des rencontres avec différentes personnes du bâtiment afin d’établir des devis.


Enfin la plage. Arrivée vendredi soir, tout le monde au lit tôt. On profite bien de la clim. Le lendemain, levé avec un petit déjeuner digne de ce nom, et ensuite, direction la mer. L’eau est effectivement proche des 30 degrés. On y amène un ballon pour faire un foot, et des Coréens en vacances improvisent un match avec nous. Résultats… 2-1… pour eux. La fatigue sans doute. Et puis lancer le ballon quand il y a 5 cm d’eau, ce n’est pas facile.
Au programme de la journée, détente, massage, détente, dégustation de fruit, détente, … En parlant de massage, c’est assez sympa d’être allongé face à la mer, de déguster une bonne bière, et d’avoir 4 mains qui s’occupent de nous. En plus, elles rasent la barbe, et font des manucures des mains et des pieds. Etienne l’a testé. Ses pieds n’ont jamais été aussi beau…. Pour Ludo, il a eu le malheur d’avoir un coup de soleil assez coriace, donc massage obligé qui était censé lui faire du bien. Au final, au lit tôt, mal à n’en plus pouvoir, bref, ca n’a pas arrangé les choses. Il faudra penser à mettre de la crème solaire demain.

Chargement tout à fait normal dans le pays… Et encore, ils auraient pu en rajouter davantage…

Et juste de l’autre côté de la route, et de l’école, à la limite de la rue ou nous habitons, une femme vend de l’essence. Toutes les stations services ne sont pas comme ça, mais il y en a un grand nombre. Seul problème, on ne sait pas forcément d’où elle vient, et surtout, ce qu’ils ont mis dedans. Donc faire attention.

Vendredi 26 juin 2009

Pas loin de notre école de menuiserie, une école primaire (ou du moins l’équivalent). Les enfants, très intéressés par les blancs, les « baraings » se précipitent devant le grillage pour nous dire « Hello » a tout bout de champ. Je sens que notre anglais va beaucoup s’améliorer…
Pendant qu’ils nous observent, et que nous rigolons avec eux, nous attendons un bus qui va nous emmener à Sihanouk ville, au bord de la mer, afin de passer un petit weekend tranquille, avec chambre climatisée, mer à presque 30 degrés, fruits excellent à déguster sur un transat sur la place, bref, le bonheur…

Mercredi 24 juin 2009

Qui a dit que les douches étaient en option ? Grace à l’eau de pluie, récupérée par les gouttières, nous nous lavons sur des palettes, avec un petit récipient. Mais attention, l’eau est précieuse ici, pas question de faire du gaspillage. A côté de cela, dans notre appartement, nous avons une douche et toilette en dure, avec une cuve d’eau prévue pour ça, et pour le robinet du lavabo, dans la cuisine.

Mercredi 24 juin 2009

Premier jour de travail ici en compagnie de Denis, Patrick, Thibault, Jeremy, Claude, Jean-Luc, Lena et Davy. Comme vous pouvez le voir, il est presque fini, mais ne vous fiez pas aux apparences, un certains nombre de petit détails doivent encore être réglé avant leurs départ. En une semaine, il y a encore du boulot. Malgré la nuit courte, dû à la chaleur, au manque d’air et au décalage horaire, nous commençons ce travail avec toute la motivation nécessaire.